Dans la relation d'accompagnement, le silence
est toujours présent. Ses manifestations et ses effets
sont aussi significatifs que la parole.
1- Pour le client, le silence se caractérise
souvent par une rupture de parole provenant d'une difficulté
à exprimer ce qu'il pense ou ressent. Il peut s'agir
aussi d'une pudeur à aborder certains aspects de sa
vie professionnelle ou personnelle. Ce peut être également
une respiration, une pause, un instant pour faire le point
en soi.
2 - Pour le coach, faire entendre les silences
sert à accueillir et mettre en valeur la présence
de l'autre. Le silence du coach n'est pas une attitude énigmatique
et résolument neutre (au sens d'un non-engagement).
C'est une présence bienveillante, active, laissant
la place à l'autre, à sa parole et à
son cheminement, c'est une des marques de son empathie. C'est
aussi une reconnaissance du potentiel de ressources de son
client : c'est lui dire « je suis là et je crois
en vous. » Enfin, c'est le « lieu » de mise
en commun et de partage.
Quelques pistes pour « écouter
» les silences :
- Respecter les silences de son client.
- Parvenir à ne pas « plonger » dans le
silence de l'autre, c'est souvent parvenir à faire
le silence en soi et, en ce sens, le silence est indissociable
de l'écoute.
- Savoir ne pas répondre à certaines questions.
- Se faire confiance et faire confiance à son client
pour ne pas endosser le rôle du Sauveteur.
- Le « confort » du silence est un indicateur
de l'harmonie de la relation.
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